SORTIES
Sur les pas de Gauguin et de l’école de Pont-Aven
● 23, 24 & 25 septembre 2025
Nous sommes à la fin du XIXe siècle, et c‘est aux confins de la Bretagne littorale, que de façon peu prévisible, émerge un courant artistique qui bouleversera la lecture de la peinture. Tout naturellement, ce courant prend le nom de Pont Aven où il est né, et il le fera connaître dans le monde entier. Les artistes de Pont Aven sont certes en opposition avec l‘art académique «officiel», mais ils opèrent aussi une rupture avec l’impressionnisme en ouvrant de nouvelles brèches où s’engouffrent les grands courants des années 1900 : Fauvisme, Nabis, Expressionnisme, Cubisme et même l‘au delà de la figuration. Pensons à Gauguin, Serusier, Denis, Filiger, Bernard...
La période décisive de ce qui sera appelé «École de Pont-Aven» s‘organise autour des trois séjours de Paul Gauguin. Le peintre cristallise autour de lui la créativité de ses compagnons. 1886, il expose pour la dernière fois avec les impressionnistes et dès son arrivée en juillet, son charisme en fait une sorte de «chef de file»... Lors de son deuxième séjour à l’été 88, sa rencontre avec Émile Bernard donne des œuvres majeures dont «La Vision du Sermon» qui offusquera le regard du prêtre qui le refusera. En 1889, troisième séjour : il peint la lumineuse magnificence du «Christ Jaune». À partir de juin 1898, au retour de Tahiti il revient à Pont-Aven avec Annah la javanaise, sans doute la raison innocente d‘une bagarre avec des marins de Concarneau. Mais avec ses amis peintres, c‘est une période où se libère la créativité, où rayonnent des valeurs et des tonalités nouvelles. Paul Gauguin quitte Pont-Aven pour Tahiti puis Hava où il meurt en 1905. Mais c‘est à Pont-Aven qu‘il se détache de l’impressionnisme et qu‘il fédère un groupe d’artistes autour d‘une aventure picturale décisive.
Nous visiterons les musées de Pont-Aven, du Faouet, du Pouldu, cheminerons dans les sentiers empruntés par les peintres ; nous nous imprégnerons des lieux, des chapelles qui les ont tant inspirés.
Journée dans le pays de Condé
Condé sur Noireau - Château de Pontécoulant
● Mercredi 17 septembre 2025
L’histoire de la ville de Condé est riche en rebondissements. Sous la domination anglaise durant la guerre de Cent ans, elle est reprise par Charles VII avec tout le duché de Normandie. La présence du Noireau et de la Druance favorise un remarquable essor économique par l‘implantation de nombreux moulins. Au XVIIIe siècle la fabrication de draps occupe environ 7000 personnes. En 1860 on compte 55 filatures hydrauliques. En 1863, il en reste une seule. La fin de la deuxième guerre mondiale laisse une ville en ruine. Jusqu’en 2013, l’industrie automobile constitue une part importante de l’économie locale. Activité emblématique, l’entreprise Corlet s’inscrit dans l’histoire de l‘imprimerie amorcée à Condé dès le début du XIXe siècle. Soucieux de maintenir et de faire connaître un savoir-faire, l’entreprise a créé un musée de la typographie. Grâce à une importante donation, la ville a fondé le Musée Charles Léandre, célèbre caricaturiste, mais aussi peintre et illustrateur. Nous visiterons ces deux musées.
L’après-midi, promenade au Château de Pontécoulant. Construit au XVIe siècle sur l’ancienne motte féodale, il a été agrandi et réaménagé au XVIIIe siècle. Après la visite du château, du parc et des dépendances nous terminerons par un goûter au boudoir d‘Augustine.
Prix de la journée repas compris : 100 euros
Départ boulevard de Brest à 8h30.
Abbatiale de la Sainte-Trinité et musée des Pêcheries à Fécamp
● Jeudi 16 octobre 2025
Fécamp est un des berceaux de la Normandie ducale et son glorieux passé se lit encore dans les ruines du palais des premiers ducs en face duquel se dresse l’abbatiale de la Sainte-Trinité fondée en 1001, puis maintes fois remaniée au gré des innovations de l’architecture normande. Les commentaires de Katrin Brockhaus qui a consacré sa thèse à cette église mettront en évidence la beauté et l’inventivité de son architecture ainsi que la richesse de son mobilier.
L’après-midi, après avoir admiré, du haut du belvédère du musée des Pêcheries, la vue panoramique sur la ville, la mer et les falaises, nous redescendrons, et à chaque étage, grâce à une remarquable muséographie, nous découvrirons des aperçus sur la vie économique, artistique, quotidienne de la cité et du pays cauchois : Marine et Pêche, Beaux-arts, vie cauchoise, orfèvrerie fécampoise, Histoire de la ville, sans oublier une partie sur l’Enfance. L’homme est ici au centre d’une réflexion sur l’idée même de « musée » et ce parti-pris fait tout l’intérêt de ce musée riche et original.
Villedieu-les-Poêles labellisée Ville et métiers d’art.
● Jeudi 6 novembre 2025
La ville doit son nom aux ordres hospitaliers. Au XIIème siècle l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem y crée la première commanderie française, la plus ancienne de l’Europe de l’ouest, d’où son nom de ville de Dieu. Les religieux importent du Proche-Orient le savoir faire du cuivre. La ville avait trouvé son double nom. Artisans dinandiers et fondeurs de cloches itinérants se développent dès le Moyen Âge.
En 1865, les fondeurs se regroupent dans un atelier pour fabriquer cloches et objets d‘art en bronze et ainsi perpétuer un savoir-faire traditionnel tout en intégrant les techniques «modernes». Le son des dinandiers se répand à partir des cours dans toute la ville tandis que les femmes fabriquent des dentelles.
Nous visiterons la vieille ville et ses Monuments, la fonderie fière des cloches de Notre Dame, l’atelier du cuivre et les belles cours des «sourdins».
Prix de la journée repas compris : 120 euros
Départ boulevard de Brest à 8h.
L’empire du sommeil au Musée Marmottan
● Jeudi 26 février 2026
Le musée propose une exposition inédite qui explore le sommeil dans l‘art, entre symbolisme, science et psychanalyse, avec des œuvres allant de l’Antiquité au XXe siècle.
Le musée Marmottan nous interpelle sur la portée symbolique et allégorique du sommeil, sur son importance dans l’iconographie profane et sacrée, mais aussi sur l‘impact des recherches scientifiques, philosophiques et psychanalitiques sur le sujet dans le champ de l‘art.
L’exposition tente de rendre compte de la permanence de thèmes clefs : le sommeil de l‘innocent, le songe des récits bibliques, l‘ambivalence du sommeil entre repos et repos éternel, l’éros du corps endormi, les rêves et les cauchemars. Il sera aussi question de la chambre à coucher et de ses aspects symboliques.
Palais Bénédictine à Fécamp
● Jeudi 20 mars 2026
L’histoire commence en 1510 à l‘Abbaye de Fécamp. Un moine bénédictin, Dom Bernardo Vincelli, crée un élixir secret particulièrement apprécié par le roi François 1er lors de son passage à l’abbaye qui selon la légende aurait déclaré : “Foy de gentilhomme, oncques n‘en aurait goustai de meilleur.“
Après la période agitée de la Révolution francaise, la recette est perdue, mais en 1865, Alexandre Le Grand, fécampois et négociant, redécouvre la recette dans un manuscrit de sa bibliothèque. Il invente la liqueur Bénédictine en hommage au moine bénédictin. Homme cultivé et grand amateur d’art, Alexandre Le Grand fait construire le Palais Bénédictine d’inspiration néo-gothique et néorenaissance où cohabitent une distillerie et un musée, d’où son surnom de «Versailles industriel».
Nous visiterons cet espace hybride où se mêlent art et industrie, créé par un personnage rêveur et visionnaire, véritable génie du marketing, pionnier de la publicité internationale et des affiches réalisées par de grands artistes (Mucha).
Musée Christian Dior et Abbaye de Cerisy-la-Forêt
● Jeudi 28 mai 2026
Situé dans la villa qui le vit grandir, «Les Rhumbs», le musée Christian Dior a été créé en 1997 et nous invite dans l’intimité du grand créateur.
Dior transforme les habitudes vestimentaires des femmes et la collection du 12 février 1947 marquera le monde de la mode. La rédactrice du magazine Harper‘s Bazaar, Carmel Snow déclare : «It‘s quite a revolution dear Christian. Your dresses have such a New Look !» L’expression sera reprise par tous les médias.
Dior veut faire oublier la période d’austérité de la guerre et propose un retour à l‘hyperféminité et à l‘art de plaire, on parlera de «femme fleur» et de femme en huit, en référence à la silhouette féminine et au chiffre porte bonheur du couturier. Il y présente le fameux tailleur Bar. Cette collection déclenche évidemment de nombreuses controverses.
L’après-midi sera consacrée à la visite de l’abbaye de Cerisy-la-Forêt qui témoigne d’une étape majeure dans l’histoire de l’architecture normande.
En 1032, Robert le Magnifique décide la construction d’une abbatiale sur un site de très ancienne implantation chrétienne. L’édifice actuel date des années 1080-1090 et, même si des remaniements ont eu lieu aux XIIIe et XIVe siècles, il reste un exemple remarquable de l’architecture romane en Normandie. Cette abbatiale se distingue par l’ampleur de ses proportions, l’uniformité de la modénature et des sculptures et par la maîtrise des techniques. Elle est une des plus anciennes et des plus importantes de Normandie.
Abbaye de Juaye-Mondaye
● Jeudi 11 juin 2026
Tout près de Bayeux, l’abbaye de Juaye Mondaye forme un bel ensemble classique du XVIIIe siècle, au bord de l’Aure qui abrite toujours la communauté des chanoines de l’ordre des Prémontrés.
Fondée en 1202, c’est au XVIIIe siècle que l’abbaye connaît sa période la plus florissante avec la reconstruction du monastère par le Père Eustache Restout (1655-1743), religieux prémontré, qui fut aussi peintre et architecte issu d’une grande famille normande. Lors de la visite, on peut admirer les bâtiments conventuels (cloître, chapître, réfectoire, cellules) et l’église abbatiale, tels qu’ils ont été achevés en 1745 et récemment restaurés .
Une grande ferme et ses annexes font aussi partie de l’ensemble qui offre une architecture aux proportions particulièrement harmonieuses. Les bâtiments abbatiaux, constitués d’un réfectoire, d’une sacristie et d’une bibliothèque riche de 50 000 ouvrages sont ouverts à une visite guidée par un religieux.
Fécamp

VOYAGE
Voyage en Allemagne romantique
Du 30 mars au 5 avril 2026
Dans le prolongement du cycle de conférences sur la peinture allemande à l’époque du Romantisme, ce voyage vous invite à découvrir l‘Allemagne romantique, à travers trois villes emblématiques : Berlin, Leipzig et Dresde.
À Berlin nous verrons les grandes collections du musée des Beaux-arts mais aussi les richesses architecturales dessinées par Schinkel.
Leipzig est une ville musicale qui présente des instruments de musique juste à côté de la maison de Mendelssohn. C‘est aussi, bien sûr, la ville de Jean-Sébastien Bach qui fascina tant la génération romantique en Allemagne.
Enfin Dresde, ville martyre, si bien reconstruite, présente des collections d‘une richesse immense. La figure emblèmatique en est Caspar David Friederich qui y vécut l’essentiel de sa vie.
Caspar David Friedrich : Das Eismeer
